Un film de photographies sur l'amour, le voyage et le travail… Un film avec des baisers langoureux, un dieu mort, des hommes politiques, des policiers, des vendeurs de disques, des clowns et des manifestants… Bref, le constat joyeux de l'impossible gestion des flux humains…

"Le film n'est pas le diaporama sonorisé d'un voyage à Mexico. Au contraire, c'est une forme originale pour appréhender des moments prélevés dans un continuum, celui du flux des voyageurs, celui de la trajectoire des corps et des machines. La photographie est ici une manière de réaliser des gros plans dans un mouvement continu, d'isoler pour raconter.

Le son joue un rôle aussi important que la narration et les images. D'abord parce qu'il restitue autant qu'il invente l'animation absente à l'image. Ensuite parce qu'il parvient à donner une certaine fluidité aux images. 
Cette relation très libre du son à l'image assure un renouvèlement formel indispensable.

Le film hésite entre fiction et documentaire, entre film sur les "amours" du métro et un reportage sur la société mexicaine. Ni la piste de la fiction, ni l'angle "sociologique" ne sont privilégiés car le film s'en tient à sa forme de modeste journal de bord. 
La banalité du métro pousse le photographe à rechercher les signes folkloriques mexicains dans un paysage urbain qui nous est déjà familier. En effet, aucun métro (à l'exception peut-être de celui de Moscou) ne ressemble plus à un autre métro dont les rames sont indifféremment fabriquées par Alstom ou Bombardier...

La durée du film m'a semblé parfaitement adaptée à ce projet, modeste mais inventif, peu spectaculaire mais bien maîtrisé."

Julien FARENC, Bibliothèque nationale de France.

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