Depuis 40 ans, Mine Barral Vergez confectionne les costumes de scène du Tout-Paris… Un personnage unique qui parle de transmission alors qu'elle cède sa société… A 45 ans, Bruno Fatalot promet de maintenir à flot un des derniers ateliers de couture de Paris… Portrait croisé et exploration d'un lieu magique…

Qui connaît le nom de Mine Barral-Vergès ?
Pas le public et pourtant...
Si vous êtes allés au Lido ou au Moulin Rouge, au Crazy Horse ou encore voir un spectacle de Holiday on ice , si vous avez vu le show Dalida au Palais des Sports, si vous avez vu Croisille, Gréco, Cordy, Barbara, Mouskouri, Belle en concert, si vous avez aimé le fameux truc en plume de Zizi, si, pour les plus anciens, vous avez assisté au dernier spectacle de Joséphine Baker...
Vous avez pu admirer le merveilleux travail de cette belle créatrice de costumes qu'elle est depuis des décennies.
C'est une femme superbe, par son talent d'abord, par son tempérament typiquement méditerranéen, son franc parler, sa verve, son énergie, son humour aussi.
 Elle est – comme beaucoup de métiers du spectacle – la femme de l'ombre mais aujourd'hui la voici en pleine lumière.Durant deux ans, la réalisatrice l'a suivie jour après jour dans son travail de créatrice. Avec ses moments d'inspiration, ses moments de doute, ses coups de gueule mais surtout ses fous rires, sa bonne humeur et ses dialogues croustillants. Avec Gréco, Croisille, Mouskouri essayant leurs habits de lumière dans son atelier qui est la caverne d'Ali Baba, dans les coulisses du Moulin Rouge où elle vient souvent surveiller ce que deviennent ses chatoyantes créations.Mais ces deux ans sont aussi des années charnières pour elle car la voici qui, après 40 ans de passion et de création, passe son pouvoir à son bras droit, Bruno Fatalot.Le point de vue d'un visionneur vidéothécaire  :"Ce film, dont le tournage s'étale sur plusieurs mois, témoigne de la difficulté pour cette femme passionnée de se détacher de cet atelier où s'est jouée l'essentiel de son existence.Les séquences où Bruno vide l'atelier de son fatras de vieux souvenirs (costumes, disques dédicacés, etc) est un crève-cœur pour Mine comme pour le spectateur nostalgique.Une œuvre particulièrement émouvante, qui fait vivre encore un peu sous nos yeux un monde au bord de l'engloutissement : petits métiers qui perpétuent une tradition artisanale liée aux milieux du spectacle (plumassier, brodeuse), vedettes fameuses mais d'un autre temps, derniers feux d'un music-hall suranné... sans oublier le fantôme de la grande Barbara qui flotte sur l'ensemble du film."Fabienne MOINEAUX, BDP de Meurthe et Moselle.

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