Henri-François Imbert se souvient de son enfance. Au début des années 70, il vivait avec ses parents et était impressionné par un Malien ami de la famille, Doulaye Danioko. Le souvenir du "grand chasseur de lions", ancré dans la tête du petit garçon rêveur devenu réalisateur, invite au voyage. Equipé de plusieurs caméras, il se rend au Mali. Une quête commence, favorisée par des rencontres impromptues. Digressions, détours, l'histoire et la culture du pays se dessinent, tandis qu'approche le moment des retrouvailles. Touché par les recherches du caméraman, des gens de passage prennent en effet les choses en main, devenant acteur de l'histoire propre d'Henri-François Imbert...

"(...) Sans équipe et sans moyens, Imbert crée une œuvre singulière, mélange de documentaire à la première personne et de poème visuel. Le temps s'écoule au ralenti et chaque geste du quotidien faire le thé, la prière... est un cérémonial envoûtant. Psalmodie de la voix off, tachisme de certaines images balayées et grâce des cadrages donnent à cette petite aventure en terre africaine toute son intensité. Jusqu'à cette magnifique séquence finale où le voyageur passe la main à son hôte. Celui-ci, caméra super-8 bien serrée, filme ses proches un à un. Beau geste de transmission où mémoire intime et mémoire collective ne font alors plus qu'une."

Jacques MORICE, telerama.fr, 26 avril 2000.

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