Collection CNRS Images - Tous les cinq ans, la société des masques des Dogons de Sanga, au Mali, organise un grand Dama, levée de deuil pour chasser la "chose dangereuse"…

"Tous les cinq ans, la société des masques des Dogons de Sanga, au Mali, organise un grand Dama, levée de deuil pour chasser la "chose dangereuse". Cette cérémonie avait été observée et analysée par Marcel Griaule. 
Il s'agit ici du grand Dama de sept dignitaires dont Ambara Dolo, principal informateur de Marcel Griaule. 
Le Dama dure trois jours pendant lesquels les nouveaux masques peints et ornés défilent et dansent pour enchanter les âmes des morts qui encombrent le village. En éclaireurs viennent les masques cavaliers peuls suivis des masques tourterelles. Puis survient le masque Azagay (le renard), qui conduit le défilé composé de masques aux noms évocateurs : masques marabouts, poules de rochers, jeunes filles peules, guérisseur, jumelle du renard, policier et maisons à étages."

Source : CNRS Images.

" (...) Une description puissante et poétique d'un des aspects les plus secrets des Dogons : les masques. Après Marcel Griaule, Jean Rouch essaye d'analyser l'émotion des spectateurs devant les masques : la crainte originelle comme dans celle du mythe du renard pâle, le questionnement devant la fibre rouge des jupes ("est-ce le soleil, est-ce du feu ?"). Des émotions religieuses que Rouch traduit avec sa caméra, simplement en filmant le mouvement, les regards. (...)".

Sarah ELKAIM et Mathieu MACHERET, Critikat.com, 9 mars 2010.

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