Le futur des pays en voie de développement est déterminé, pour une grande part, par une institution : la Banque mondiale… Comment se prennent les décisions ? Quelles sont les nouvelles stratégies pour l'Afrique, notamment ?

Le futur des pays en voie de développement dépend pour bonne part d'une institution vieille de cinquante ans : la Banque mondiale. Critiquée et remise en cause, confrontée à de nombreux échecs, la Banque traverse une période de perplexité quant aux nouvelles stratégies à adopter, principalement en Afrique.


L'Ouganda est un de ses dossiers "modèles". Les équipes du nouveau président de la Banque, James Wolfensohn, et celles du président ougandais Yoweri Museveni, s'affrontent à fleurets mouchetés dans le contexte mouvant et déchiré du continent africain. L'enjeu est de taille : la Banque défend, comme le FMI, une politique économique et financière ultra-libérale qui cadre mal avec les priorités, et surtout la farouche volonté d'indépendance des Ougandais.


Mais ces derniers ont-ils le choix, face à l'énorme dette multilatérale qui pèse sur leur avenir ?
Pendant quatorze mois, Peter Chappell a suivi les négociations entre la Banque mondiale et l'Ouganda, pour décrire et comprendre les mécanismes obscurs et abstraits qui façonnent la réalité des relations Nord-Sud, et l'avenir de millions d'hommes.

"(...) En suivant de l'intérieur, durant une année entière, les négociations au sein de la Banque mondiale concernant l'aide à apporter à l'Ouganda, Peter Chappell et Gregg Lanning, dans Nos amis de la Banque, nous permettent de mieux saisir les méthodes de travail des banquiers occidentaux, et le marchandage permanent – souvent exagéré, parfois justifié – qu'ils imposent aux Africains, obligés, s'ils veulent recevoir quelques millions de dollars, d'accepter la privatisation de leur principale banque, ou encore de réduire leur budget militaire et d'augmenter celui consacré à l'éducation, négligé au profit des investissements en infrastructures routières.


En choisissant de ne filmer les responsables de la Banque et les dirigeants ougandais qu'en "situation" (...), sans jamais les interviewer frontalement, pour mieux restituer la réalité de leur travail, les deux réalisateurs anglais ont réalisé un document remarquable de précision et de vérité."


Jean-Marie DURAND, Les Inrockuptibles, 24 juin 1998.

 

- Fipa d'argent, 1998


- Prix du jury des bibliothèques, Cinéma du réel, 1998


- Prix Okomedia de la meilleure réalisation journalistique, Festival Okomedia, Allemagne, 1998.

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