Arrivés de Bulgarie en 2004 avec "juste un petit sac", Emilya et ses deux enfants vivent provisoirement dans un hôtel de Montmartre. En attente d’une régularisation hypothétique et le plus souvent refusée, ils sont des milliers en France à vivre à l'hôtel. Subventionnés par des services sociaux limités à "gérer l’urgence", les propriétaires de ces établissements en tirent les bénéfices, tout en vidant les chambres à leur gré.

"Valérie Denesle a parfaitement réussi son film (...) Elle n'a pas eu à choisir parmi des milliers de visages pour trouver le bon, celui qui condenserait au mieux toute la douleur des sans papiers. La documentaliste s'est simplement pris d'affection pour Emilia, une maman d'élève rencontrée dans l'école de ses propres enfants. (...) Une Bulgare arrivée en France en 2004. Elle ne filme pas une famille, mais l'humanité qu'elle résume. On suit leur quête d'un toit fixe et d'une vie stable. D'un bout de papier qui suffirait à changer leur destin. On partage la brassée d'émotions qui traverse le trio au fil des jours. De l'espoir d'avoir enfin un avocat pour défendre leur statut de réfugiés, jusqu'à la détresse d'être chassés, de leur hôtel, un jour, dans une scène qui vous file les larmes aux yeux."

Erwan BESPLANQUES, Télérama n°2975, 17 janvier 2007.

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