La jeune Sylvie trompe sa mélancolie en faisant revivre le portrait d’un chasseur qui orne les murs du château familial. La voyant désespérée par la vente du tableau et la disparition du fantôme, son père engage un comédien chargé d’incarner le jeune chasseur. Terrorisé par la situation, le vrai fantôme du tableau se manifeste, avant l’arrivée d’un troisième fantôme, mais qui lui est un évadé en cavale… L'un des plus beaux films romantiques des années 1940…

"(...) Le film s'articule avec harmonie sur les dialogues de Jean Aurenche avec une superbe musique de René Cloërec – l'une des plus belles musiques de film jamais composée pour le cinéma. Un éclairage subtil de Philippe Agostini, une équipe de techniciens et d'artistes auxquels Claude Autant-Lara sera longtemps fidèle. Quant aux interprètes, que dire du charme et du talent d'Odette Joyeux, sinon (...) qu'elle fut l'image même de la grâce. Que dire du plaisir de retrouver Pierre Larquey, qui, dans chacune de ses compositions, apporte bonhomie et tendresse, de revoir Julien Carette, sa gouaille, son inimitable accent, de rencontrer Gabrielle Fontan, légère, minuscule, hors du temps, (...). François Pierier, Jean Desailly merveilleusement jeunes et déjà premiers, et surtout le trouble émouvant d'y voir apparaître Jacques Tati (...)."

Jean CHALMONT, Guide des films Jean Tulard.

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