Dans le quartier du Val-Fourré, la délinquance et le mal de vivre au quotidien… Avant la destruction des tours, les habitants parcourent leurs anciens logements en évoquant le souvenir des années passées… Réflexion sincère sur l'habitat social et la banlieue…

Mantes-la-Jolie, "célèbre" depuis les violences du Val-Fourré en 1991, se fit l'écho du mal-vivre de toute une population. Images d'archives et témoignages d'anciens locataires revenus sur les lieux de leur passé nous rappellent que, dans les années 60, ce quartier était synonyme de bien-être et de modernité et qu'y était absente toute forme de "ghettoïsation" sociale ou ethnique.

"Attirée tant par la qualité du cadre de vie que par goût de la nouveauté, c'est par vagues successives que vint s'y installer une population mélangée, composée d'ouvriers français ou immigrés, d'employés, de cadres ou de professions libérales. "Même celui qui a construit ces tours habitait là." De leur logement désormais vide, dans des tours abandonnées et vouées à la destruction, quelques-uns d'entre eux se souviennent. Ces tranches de vie, dévoilées avec pudeur et confrontées aux propos de locataires actuels, nous éclairent sur la manière dont on est passé d'un certain état d'esprit de propriétaire à celui de "qui ne reste pas" et pointent le fait que "les plus riches sont partis tandis que les fauchés demeurent". Une autre manière de filmer les banlieues."

Sadia SAÏGHI, CNC-Images de la culture.

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