Le premier artiste moderne. Une vie brève et violente. Un talent et une célébrité précoces… Une enfance lombarde, dix années de succès à Rome, des commanditaires riches et puissants, un caractère vif et irascible, une attirance pour les bas-fonds et les querelles, toujours armé, plusieurs fois emprisonné, condamné à mort pour meurtre, contraint de fuir de Rome, traqué par la police papale, en cavale à Naples, puis en Sicile et à Malte. Il meurt à trente-neuf ans. Selon la légende, son cadavre fut abandonné sur une plage, comme celui de Pasolini. De quoi nourrir la légende... Avec le temps, son nom disparut des mémoires. Ses œuvres n’étant pas signées, on lui attribua toutes celles jugées grossières, vulgaires et d’un réalisme de mauvais goût, et on attribua les siennes à d’autres. Pendant trois siècles, son œuvre fut ainsi démembrée et oubliée.

"(...) Pour apprivoiser les ténèbres de cet homme pressé et tourmenté, Jean-Michel Meurice a choisi la délicatesse. Une réussite. Filmant les tableaux avec douceur, détail après détail, suivant en parallèle les traces du Caravage jusqu'à la plage terminale. Là-bas, un monument lui rend hommage. Ce film apporte sa pierre à l'édifice, sous les pins et accompagné du chant des cigales."

Sophie CACHON, Télérama n° 3462, 18 mai 2016.

En cours de chargement ...