Dans la série "Contacts" imaginée par William Klein, les plus grands photographes contemporains dévoilent les secrets de leurs images. Pour la première fois, ils commentent dans ces films leurs planches contacts, leurs épreuves de travail.

Né en 1958, Thomas Ruff est l'un des photographes les plus réputés de la nouvelle génération allemande. Exposant des visages dans une lumière crue, presque brutale, ses photographies refusent toute interprétation : "Je suis parti de l'idée qu'une photo ne peut rien révéler de la personnalité, que la photographie ne fait que reproduire la surface des choses sans jamais pouvoir en saisir le contenu."

Toutes ces séries – Portraits, Intérieurs, Façades – signalent l'influence de l'art minimaliste des années 1970 : ce sont des images sobres, non narratives. Thomas Ruff explore en particulier le besoin d'illusion analogique et le désir d'identification qui nous font rechercher dans une photographie la preuve d'une existence véritable, d'une identité, d'un événement.

Thomas Ruff a construit une œuvre d'une grande complexité conceptuelle qui a fait l'objet de nombreuses expositions par séries depuis les années 1980, notamment en Allemagne, aux Pays-Bas, en Suisse et aux Etats-Unis.

"(...) "J'aime les photos qui n'ont rien à dire." (...) Thomas Ruff est à sa manière un iconoclaste : mais au lieu de détruire ou de refuser les icônes, il les prive de tout effet, de toute signification, et les laisse ainsi, déchargées de tout ce qu'elles prétendent ordinairement pouvoir dire."

Jean-Max COLARD, lesinrocks.com, 24 septembre 1997.

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