Depuis bientôt dix ans, il parcourt le quartier de Belleville, bombes de peinture et pochoirs à la main : silhouette noire d'un homme chapeauté tenant une fleur, oiseaux, parapluies, ballons, feuilles… Tout ça dans le quartier de l'Adavision : merci Némo !

Dans un quartier du 20ème arrondissement de Paris que délimitent les stations de métro : Pyrénées, Gambetta, Père Lachaise et Belleville, depuis bientôt dix ans, un homme parcourt inlassablement les rues et, bombe de peinture et pochoirs à la main, œuvre sur les vieux murs délabrés offrant ainsi aux passants les personnages d'un univers particulier.

Silhouette noire d'un homme chapeauté tenant une fleur, ciel de poissons volants et d'oiseaux multicolores, parapluie égaré dans un nuage de feuilles, enfant rêveur accroché à un ballon, tigre acrobate et inoffensif, tout ce petit monde qui vous fait rêver l'espace d'un instant, vous est proposé par un individu fort discret qui aime à se cacher derrière 4 lettres : NEMO...

"Bombeur ? Tagger ? Farceur ? Traceur ? Peintre de rue ? Le tout à la fois ? Dans le film, Nemo apparaît en frère jumeau de sa créature, ombre de l'ombre au chapeau qui, de la rue Ramponneau à celle des Maraîchers, court, s'échappe, s'envole des surfaces en sursis et des recoins en transit. Silhouettes en chute libre, en position instable comme le quartier, à la poursuite d'un papillon, d'un parapluie, d'une valise, d'une idée... Réalisés chez lui, les caches permettent à Nemo d'intervenir rapidement. Il bombe autour ou dedans. Et au matin, les habitants découvrent un nouvel élément du jeu de signes, éphémère ou durable selon l'avancée des chantiers et le bon vouloir des promoteurs. Des traces que Daniel Pennac, écrivain et voisin de Nemo, considère si présentes qu'elles "semblent produites par les murs eux-mêmes"."

Doucha BELGRAVE, Ministère des Affaires Etrangères.

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Ce film est accessible pour un public entre 11 et 15 ans.