Collection CNRS Images - Une cérémonie de yenendi ("rendre frais"), au cours de laquelle les Songhaïs demandent aux dieux de leur donner la pluie, a lieu tous les ans au septième mois de la saison sèche près du village de Simiri, au Niger…

"Une cérémonie de yenendi ("rendre frais"), au cours de laquelle les Songhaïs demandent aux dieux de leur donner la pluie, a lieu tous les ans au septième mois de la saison sèche près du village de Simiri au Niger.
Tous se réunissent près de l'arbre de l'arc-en-ciel et de la case de Dongo, génie du tonnerre. A l'appel de l'orchestre de violon et de calebasses les danseurs se mettent à danser. Quatre femmes sont tour à tour possédées par Dongo et ses frères. (...) Se conclut ensuite un pacte de la pluie entre les hommes et les dieux, qui exigent des cadeaux et des sacrifices. Le rite, exécuté par le grand-prêtre, unissant le ciel et la terre avec le vase hampi, est reçu favorablement par Dongo qui renverse le vase sur la terre. L'eau et les récoltes seront abondantes. Des sacrifices d'animaux scellent le pacte. Sur la brousse le vent se lève puis la pluie tombe."

Source : CNRS.

Jean Rouch se passionne pour l'ethnographie après sa rencontre avec Théodore Monod au début des années 1940. Il commence à rédiger quelques articles, à prendre des photos... Après une thèse à la Sorbonne, menée avec Marcel Griaule, il apprend le cinéma auprès d'Henri Langlois, le fondateur de la Cinémathèque Française. Caméra à la main, il part dans de nombreux pays d'Afrique, où il réalise des films témoignant de scènes de vie quotidienne, avec toujours un grand respect pour les personnes qu'il filme. En effet, comme il l'a dit lui-même : "Ceux qui sont filmés ont autant de droits que ceux qui filment"...

Les films ethnographiques de Jean Rouch racontent des histoires simples, mais universelles. Ce sont autant de contes, qui nous invitent à de merveilleuses rencontres...

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