Pendant 20 ans, Samsonite a fabriqué des bagages à Hénin-Beaumont dans le Pas-de-Calais, puis le groupe américain a décidé de fermer l'usine… Les salariés, licenciés sans indemnités, dénoncent une machination juridico-financière crapuleuse… Une longue bataille judiciaire commence…

Le point de vue d'un visionneur vidéothécaire :

"Le combat victorieux mené pendant plusieurs mois par les ouvriers de la filiale d'Hénin Beaumont du bagagiste américain Samsonite, licenciés sans indemnités après le rachat frauduleux de leur usine par un employeur fictif. Un film-enquête développé en flash-back, de la comparution devant le Conseil de Prud'hommes de Lens à l'origine du mal, une malversation financière permettant à un grand groupe d'être revendu à meilleur prix.La cinéaste va et vient entre les deux protagonistes menant cette lutte : les ouvriers (essentiellement des ouvrières) filmés de très près, en portraits de groupe, solidaires, ou en gros plan dans leur milieu (foyer, usine désaffectée), et, d'autre part, l'avocat choisi pour les défendre, Fiodor Rilov, sorte de justicier solitaire, filmé à son bureau, dans le train Paris-Lens, ou dominant de sa haute silhouette très parisienne le bloc des ouvrières provinciales.Un témoignage passionnant, édifiant et souvent émouvant, au message final optimiste : l'union fait la force."

Fabienne MOINEAUX, Médiathèque de Meurthe et Moselle.

"(...) On suit l'affaire chronologiquement. On s'infiltre dans la mobilisation au jour le jour des ouvriers – et surtout ouvrières – spoliés. Peu à peu, les fils de l'embrouille se dénouent. Jusqu'à comprendre que c'est un véritable système de fraude financière internationale qui s'est mis en place."

20 Minutes, 22 octobre 2009.

"(...) Pour son premier véritable film, elle [Hélène Desplanques] fait montre d'une sensibilité, d'une subtilité prometteuses. Sensibilité du regard (avec de magnifiques scènes de groupe et quelques beaux portraits - subtilité de l'écriture - même si sa volonté de déjouer la chronologie peut parfois déconcerter. Voilà donc une réalisatrice à suivre. Et une affaire à suivre. (...)"

Samuel GONTIER, Télérama.

"Le résultat, Liquidation totale, constitue un véritable polar économique et social (...). Le film dévoile une manœuvre aussi retorse que méconnue. Et rappelle que la lutte collective n'est pas vouée à l'échec."

Igor MARTINACHE, Alternatives économiques, février 2010.

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