Avec ce film qui mélange à l'envi faits historiques et anecdotes fictives, Anne Lévy-Morelle recherche l'âme de Bruxelles dans les dédales de son histoire… C'est aussi le récit d'une épopée, celle de la Grand'Place et on y apprend comment une ville renaît de ses cendres et comment la mémoire tricote de la poésie…

Le berceau de l'enfant pisseur fait le récit d'une épopée : celle de la Grand' Place de Bruxelles, l'une des plus belles du monde, et le "héros" de ce film. 
On y apprendra comment une ville blessée renaît de ses cendres, 
et comment la mémoire tricote de la poésie à partir de fragments. 
On y entendra la voix de Manneken Pis répondre à Lucifer, 
On y verra pratiquer l'art de vivre ensemble sans être d'accord sur rien. 
Bref, on y éprouvera l'étrange harmonie d'un mariage grand écart entre germains et latins entre haut et bas entre grand et petit entre oubli et mémoire entre pulsion de détruire et désir de conserver entre sublime et terre à terre. Car la Grand' Place de Bruxelles n'est pas "que belle": 
elle est aussi l'enfant des paradoxes qui règnent sur l'âme de la ville, 

elle déborde de leçons de vie et d'humanité.

"C'est un objet rare, original, très évocateur de la Belgique actuelle, qui interroge la fierté d'être bruxellois. Un bel objet documentaire, particulier, personnel qui prend sa source au cœur de Bruxelles pour voyager entre hier et aujourd'hui (...). Au fil des images et de quelques plans d'archives – le film remonte jusqu'au bombardement de 1695 -, on croise historiens et anonymes, experts et gens du quotidien, touristes et Bruxellois, pour retisser une histoire qui sait donner de la valeur à rien et maintient le souci de l'irrévérence par rapport à l'ordre établi. (...)"

Fabienne BRADFER, Le Soir, 18 juin 2008.

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