La vie d'une famille de paysans dans un village du Rouergue… Un film profondément ancré dans la réalité : lyrique et poétique, une œuvre superbe…

"Farrebique, c'est le chant du quotidien qui se mêle à la symphonie des saisons.

Pendant un an, Georges Rouquier a partagé l'existence d'une famille paysanne, ses peines et ses joies. Les premières images du film s'attardent sur les fissures qui lézardent les murs de la ferme. "Cette maison, il faudra bien la refaire", constate le grand-père.

C'est autour de cette modeste intrigue que s'articule le récit, rythmé par les événements et drames de chaque jour : l'installation de l'électricité quand arrive la neige, la naissance d'un enfant alors que s'éveille la terre, la menace de l'orage, l'accomplissement de la moisson, et l'amour naissant qui répond à la mort.

Farrebique ne raconte rien d'autre. C'est ce qui en fait sa rareté et sa force."

Source : Les Documents Cinématographiques.

"J'aime, entre autres, le documentaire, parce qu'il est l'expression cinématographique de la vérité. Farrebique est un film "vrai" parce qu'il a été tourné dans un vrai village du Rouergue avec de vrais paysans pour interprètes. Je veux faire vrai et simple."

Georges ROUQUIER.

"Je suis de ceux qui sont sortis de la projection de Farrebique complètement bouleversés. Rares en effet sont les films où l'on sent à ce point la présence du cœur. Mais plus encore peut-être, ce qui m'émeut profondément dans le film de Rouquier, en même temps que cet amour de la nature d'une force lyrique extraordinaire, c'est sa pureté."

Marcel CARNÉ, La Rue, 4 octobre 1946.

 

"Une grande partie de la poésie qui jaillit de ce film tient à ce qui n'est pas dit, à ces visages dont la vie intérieure se laisse à peine deviner. Il fallait pour réaliser ce tour de force un metteur en scène imprégné de la vie des fermes et des champs. Rouquier, avant de devenir linotypiste, passa son enfance parmi les travaux paysans et en partagea les soucis réguliers comme le soleil. (...) Ses souvenirs, il en tapisse le film, il en tisse ses personnages, magnifiquement campés avec rien.. "

Jean PAINLEVÉ, Etoiles, 1946.

 

"(...) Il suffit de revoir Farrebique pour juger de sa modernité et de son originalité. Ce n'est ni un reportage, ni un documentaire, ni du cinéma-vérité... Farrebique, c'est finalement du cinéma de fiction tellement bien enraciné dans la réalité qu'il défie le temps."

Bernard GÉNIN, Télérama, 16 mai 1984.

- Grand Prix de la Critique internationale, Cannes, 1946,

- Grand Prix du Cinéma français, 1946,

- Médaille d'or, Festival de Venise, 1948,

- Grand Epi d'or, Rome, 1953.

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Ce film est accessible pour un public entre 11 et 15 ans.