"Des créatures de rêve quasi felliniennes, grimées et travesties comme des métarmophoses en écho à la ville qui avait engendré le Goleme, Arcimboldo et Kafka." Portrait du photographe Jan Saudek…

"(...) Pour Jan Saudek, Prague Printemps 90 (1990), primé dans une dizaine de festivals, il [Jérôme de Missolz] demande à l'artiste de reconstituer les mises en scènes de dix de ses œuvres (Martyr of Love, Wedding, A Wood of Love and Death...). Pendant sept ans, Jan Saudek a travaillé clandestinement dans une cave, la nuit, parce que son activité était jusqu'en 1983 jugée illicite par les autorités de son pays. S'enfermant avec lui dans cette même cave, Jérôme de Missolz le regarde diriger les modèles qui le fascinent, composer avec d'étranges corps proéminents des tableaux baroques, hallucinatoires et féeriques. (...) Pour nous permettre de mieux appréhender ses images, leur force subversive, le photographe ne les dissèque pas mais évoque ce qui a suscité ce besoin d'évasion, le contexte répressif dans lequel elles ont été créées et ses blessures personnelles (la mort de son père juif pendant la Shoah). (...)"

Marion PASQUIER, Critikat.com, 5 septembre 2007.

"Ce cinéma de recherche en déroutera certains, mais la réflexion sur l'image arrêtée et l'image-mouvement, sur la chair, le temps et la mort est superbe et touche à l'essentiel."


D. F., Le Canard enchaîné, 5 septembre 2007.

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